Nelson Mandela et le sport, mort d’un champion du monde toutes catégories

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Nelson Mandela est mort jeudi à 95 ans. Son combat pour l’égalité aura aussi marqué l’histoire du sport, en Afrique du Sud et au-delà.

La disparition de Nelson Mandela à 95 ans, jeudi, a plongé le monde dans le recueillement et le souvenir ému d’un combattant indestructible pour l’égalité. Venant de chefs d’Etat ou de modestes citoyens du monde, les hommages affluent sans discontinuer depuis l’annonce de l’événement. Avec ‘Madiba’, le monde perd l’une de ses personnalités majeures du XXe siècle. Et le sport perd aussi un homme qui a marqué son histoire sans jamais revêtir de crampons ni de matériel dernier cri. Il aura suffi d’un maillot, celui des Springboks, symbole du sport blanc au pays de l’apartheid, pour graver une image éternelle.

En replaçant l’Afrique du Sud dans le concert des nations, Nelson Mandela a aussi redonné à la nation arc-en-ciel le droit d’exister sur la carte du sport mondial. Mandela, en formidable stratège, avait compris que le football et le rugby seraient des moteurs symboliques essentiels pour la reconstruction et la fierté de son pays. Le football, sport numéro un au monde et parmi la population noire sud-africaine, lui doit la première Coupe du monde à se dérouler sur le sol africain, en 2010. Le rugby, sport roi dans la population blanche d’Afrique du Sud, a donné à son pays le souvenir d’un été radieux et uni, le temps d’une victoire lors de la Coupe du monde 1995.

Dans l’immense œuvre de Mandela, ces épisodes ne représenteront que quelques pages. La biographie romanesque, tragique, controversée et éprise de justice de Mandela se nourrit de combats beaucoup plus puissants et nécessaires que celui d’une compétition sportive à gagner ou à perdre. Mais si l’Afrique du Sud est orpheline ce matin, tous ceux qui chérissent le sport comme un trait d’union entre les personnes et les peuples le sont aussi.

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